J’upgrade ma sexualité: Je veux des orgasmes « première classe »

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Montée au septième ciel, partie de jambes en l’air, etc. Le champ lexical haut perché de l’orgasme va nous permettre de filer la métaphore aérienne… À moins d’être vraiment blindé et donc de pouvoir passer sa vie en première classe, on ne peut voyager tout à l’avant de l’appareil qu’en ayant un bon paquet de miles sur son compte de voyageur fréquent. Reste à savoir comment bien garnir son compte afin de se garantir une montée en puissance inoubliable !

 

Pour un orgasme « première catégorie », il faut accumuler un certain nombre de miles qualifiants : une pleine connaissance de soi, du lâcher-prise, de la confiance en son partenaire, une utilisation de ses cinq sens et surtout de la pratique ! Elémentaire mon cher Watson ! Mais pas à la portée de toutes ! Pas de panique ! L’on vous propose un itinéraire en 5 étapes afin d’accéder à une jouissance explosive.

 

  1. Je pars à la découverte de mon clitoris !

« Je pense n’avoir jamais eu d’orgasme. J’ai du plaisir avec mon mec mais sans plus. Je n’ai pas ce pic de jouissance dont tout le monde parle même en me masturbant. J’ai du coup vite abandonné » Jessy, 35 ans

Décryptage : Avant d’accueillir quelqu’un au plus profond de son intimité, toute femme doit apprendre à se connaître soi-même. La masturbation est donc un jalon nécessaire avant d’atteindre le plaisir partagé.  Si vous n’avez jamais eu des orgasmes en solo,  en avoir en duo est quasi impossible, à moins de tomber sur un partenaire hyper-expérimenté et patient, et encore…

« Mile » qualifiant : A vos miroirs, top-chrono ! Partez à la découverte de votre anatomie intime ! Fouillez toute la zone avec vos doigts, millimètres par millimètres : petites lèvres, grandes lèvres, clitoris, vagin…Tout doit y passer ! Ensuite passez à la masturbation sans retenue!

« Mile » bonus : Vos doigts ne suffisent pas ? Vous n’avez pas un sex-toy à portée de main ? Pourquoi ne pas opter pour la version bio ! Un concombre fera l’affaire ! Gardez la partie non épluchée dans la main et taillez la pointe de la largeur à votre guise. Utilisez-le tel un pénis pour des caresses extérieures et ensuite intérieures si vous en avez envie.

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Chez les mammifères, le clitoris est situe à l’intérieur du vagin. Mais lorsque les humains se sont redressés, le bassin a basculé et le clitoris qui est attaché au pubis par des ligaments suspenseurs, est sorti de l’entrée du vagin !

 

  1. Je partage mes découvertes avec mon homme !

« Je n’ai jamais eu d’orgasme avec mon mec pourtant j’y arrive seule très facilement. En fait, j’ai besoin de caresses sur le clitoris mais Karim est focalisé sur la pénétration.  J’avoue avoir du mal à en parler avec lui. » Yasmina, 25 ans

Décryptage : Les hommes jeunes (et parfois les moins jeunes), biberonnés aux films pornos, manquent d’expérience. La plupart ont besoin qu’une femme leur apprenne à lécher, à caresser… Ils ne peuvent pas trouver seuls ce qui peut donner du plaisir à leur partenaire. Et puis, soyons honnêtes, cela accommode bien certains machos de ne rien faire. Ils préfèrent débarquer,  que leur partenaire soit mouillée, pénétrer, « limer » et éjaculer. Ce n’est pas naturel pour eux d’aller embrasser le sexe d’une femme. A la rigueur, ils vont y aller avec les doigts mais le reste risque de les dégouter un peu au début. Du coup, si leur partenaire ne réclame pas, ca les arrange.

« Mile » qualifiant : Passez aux cours particuliers ! Montrez-lui ce que vous aimez et comment vous l’aimer. Encouragez-le quand il cible juste. Réorientez-le gentiment quand il est complètement à l’ouest. Avec le temps, il pourra en profiter lui aussi ! et savourer le fait qu’il donne du plaisir à sa partenaire.

« Mile » bonus : Afin de maximiser le plaisir pendant la pénétration, optez pour des positions qui permettraient à votre partenaire de vous caresser en même temps le clitoris. Si cela ne lui vient pas spontanément, n’hésitez pas à l’y guider de votre main…

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Au moyen âge, comme l’on pensait que le clitoris avait un lien avec la procréation, l’Eglise catholique encourageait les hommes à caresser leurs femmes !

 

  1. J’utilise mes cinq sens

« Je n’ai des orgasmes que par stimulation clitoridienne, hors pénétration. Pendant la pénétration, je ressens du plaisir mais je n’arrive pas à jouir même si la position permet le frottement sur le clitoris. J’ai beau me concentrer sur ces sensations et contracter pour ressentir plus, cela ne fonctionne pas » Carla, 40 ans

Décryptage : En se focalisant trop sur les sensations externes, l’on prend le risque de passer à coté des sensations internes mises en jeu pendant la pénétration.  Or si le clitoris est le principal organe du plaisir chez la femme,  sa stimulation peut se faire de multiples façons et ne se limite pas aux caresses externes.

« Mile » qualifiant : En vous contractant afin de retrouver les sensations externes du clitoris, vous délaissez les sensations internes qui sont tout autant agréables mais bien différentes. Ces sensations-la sont plus profondes et du coup moins accessibles. Ne recherchez plus l’orgasme mais juste la pleine utilisation de vos cinq sens. Que voyez-vous d’agréable (que ca soit dans votre tête ou dans un miroir), qu’entendez-vous d’excitant  (cela peut-être une musique qui vous émoustille ou les paroles de votre partenaire ou même vos propres soupirs), que sentez-vous (l’odeur de la bougie que vous avez allume, l’odeur de son parfum ou peut-être même l’odeur de vos corps haletants, brulants…), que goutez-vous (ses baisers fougueux, sa langue dans votre bouche ou peut-être le champagne fraise que vous venez de siroter en guise de préliminaires),  et enfin que ressentez-vous (la douceur satinée de vos draps, la rigidité de son sexe en vous, ses doigts qui effleurent vos seins…). Lorsque les cinq sens sont occupés, la tête peut lâcher.

« Mile » bonus : Habitez votre vagin. Détendez-vous afin de ressentir ses muqueuses devenir humides et spongieuses.  Imaginez ses parois chaudes et moelleuses qui moulent le sexe de votre homme.   

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D’ou vient la jouissance coïtale ? C’est une grande question qui n’est toujours pas résolue. Il semblerait qu’il y ait des capteurs autour du vagin et au niveau du col de l’utérus. Une chose est sure, le clitoris serait une sorte de récepteur qui permettrait la transcription de toutes les sensations agréables captées, quelque soient leur origine !

 

  1. Je perds le contrôle

« Je n’ose pas me lâcher complètement. J’ai peur de me ridiculiser, qu’il soit gêné par ma lubrification excessive, par l’odeur de mon sexe ou par les bruits qui peuvent en sortir. C’est plus fort que moi. Du coup, je ne me permets jamais de jouir. Je bloque. » Tania, 43 ans.

Décryptage : Les femmes sont souvent dans le contrôle car elles ont peur, peur de l’inconnu. Elles craignent qu’il entende des pets vaginaux et qu’il pense que c’est un prout. Elles ont peur qu’il pense qu’elles sont pissent au lit alors qu’elles sont excitées et qu’elles mouillent beaucoup.  Les femmes ont souvent honte de se montrer telles qu’elles le sont et ont la trouille de ce qui peut sortir involontairement d’elles : liquide, bruit…

« Mile » qualifiant : La communication est capitale. Exprimez vos craintes et partagez vos secrets « honteux ». Une fois votre homme au courant, vous serez rassurée et vous pourrais vous lâcher complètement. Mais pour arriver à se révéler de la sorte, il faut d’abord que vous ayez confiance en vous. La perte de contrôle nécessite une acceptation indulgent et bienveillante de soi.

« Mile » bonus : Demandez-lui de vous faire part de ses propres terreurs sexuelles. Cela vous permettra de relativiser et de vous retrouver sur un pied d’égalité.

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Le vagin est un organe vivant qui suinte, secrète, lubrifie, respire, gémit…Vouloir le contrôler, c’est l’inhiber, lui ôter sa capacité de jouir et ressentir du plaisir…

 

  1. Je m’assume

« Je n’arrive pas à m’abandonner. Je suis tout le temps déchirée entre mon désir d’être dominée et la peur d’être utilisée. Je ne sais pas pourquoi je pense qu’il me manquera de respect si je me laisse aller complètement. Du coup, j’analyse tout le temps ce qu’il fait afin d’être sure qu’il ne profitera pas de ma vulnérabilité. Comme si je m’interdisais d’avoir du plaisir parce que c’est dangereux, c’est mal » Sonia, 38 ans.

Décryptage : Les femmes sont souvent tiraillées entre l’envie d’être possédée au lit, d’être prise et la peur que le partenaire en abuse ou leur manque de respect. Or le lâcher-prise requiert certes une confiance en soi, mais aussi une véritable confiance en son partenaire sans avoir peur d’être prise pour une salope.

« Mile » qualifiant : Il est normal au début d’un relation d’avoir du mal à se dévoiler complètement, de craindre le jugement de l’autre. Mais il est important de mettre les points sur les i.  Assumez-vous jusqu’au bout, au quotidien mais aussi dans votre intimité. Vous avez envie d’être dominée ? Où est le mal ? Si vous n’êtes pas rassurée, expliquez-lui les règles du jeu : si vous affichez votre vulnérabilité au lit, ce n’est pas pour autant que vous allez vous soumettre ailleurs.

« Mile » bonus : Faites des jeux de rôles. Alternez soumission et domination et faites le point ensuite. Non seulement, cela vous permettra de vous laisser aller mais de vous découvrir mutuellement sans jugement !

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Le vrai chef d’orchestre est le cerveau. Zones érogènes, clitoris et vagin ne sont que des organes effecteurs qui ne sont réactifs que s’ils ont le feu vert du cerveau !


Consignes à bord

Je m’aime donc je jouis

J’apprends à me connaître et je pratique en solo

Je stimule mes cinq sens

Je fais confiance à mon partenaire et je communique

Enfin, je ne réfléchis plus et je lâche prise

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