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L’anéjaculation, Grâce ou malédiction ?

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Lorsqu’on tente de dresser l’inventaire des dysfonctions sexuelles masculines, arrive généralement en-tête l’éjaculation prématurée. Difficulté qui en obsède plus d’un et qui pourrait bien, selon des études récentes, présenter une cause génétique ! Tandis qu’à l’autre extrême, l’éjaculation retardée ainsi que sa « cousine germaine » l’anéjaculation sont complètement négligées au grand dam de ceux qui en souffrent. Pourtant une éjaculation rapide est bien plus naturelle qu’une absence d’éjaculation…

Une difficulté peu fréquente

Il est vrai que l’éjaculation retardée est un trouble relativement rare : 3% des dysfonctions sexuelles masculines, soit 0.4% de la population masculine.

Elle peut être définie comme une « impossibilité d’avoir une émission de sperme par le méat urétral en dépit d’une érection normale et de stimulations appropriées ». On parle d’éjaculation retardée lors « d’un retard persistant ou répété de l’orgasme et de l’éjaculation après une phase d’excitation sexuelle normale en dépit d’une activité sexuelle jugée adéquate en intensité, en durée, compte tenu de l’âge du sujet ».

Il s’agit donc de sujets qui, bien qu’arrivant à obtenir et à maintenir une érection tout à fait normale, ne peuvent parvenir à l’éjaculation. A quelques détails près, elle peut être assimilée à la «préorgasmie» de la femme, en ceci qu’ici également, l’excitation et le désir sont bel et bien présents… seule la phase orgasmique est absente.

Cette absence d’éjaculation (et donc cette absence d’orgasme masculin), ne doit pas être confondue avec les troubles voisins tels que l’éjaculation rétrograde ou encore l’éjaculation sèche, qui est un orgasme sans éjaculation.

« J’ai 53 ans, raconte Jihad, et j’ai toujours été “anéjaculateur”. Les femmes que je fréquente sont généralement aux anges… Elles sont lasses des éjaculateurs précoces qu’étaient leurs anciens partenaires et/ou époux. Même exténuées de fatigue, elles arrivent à en rire…après un troisième ou un quatrième orgasme…petit clin d’œil complice, elles ont l’impression d’être la star d’un film porno… Moi je me considère comme un “peine à jouir”et j’en blague volontiers avec elles. Je sais que cela vient de moi et que les femmes ne sont pas fautives. J’essaie Surtout ne pas y penser, si chacun y trouve son compte où est le problème. Ne pas éjaculer ne retire rien à mon plaisir de faire l’amour, je prends ce bonus de temps comme un cadeau. Je n’arrête que  quand ma partenaire  n’éprouve plus de plaisir et que cela devient douloureux pour nous deux et après on dort comme des bébés. »

Fouad, 37 ans, nous relate quant à lui un vécu bien différent de celui de Jihad : « La situation devient de plus en plus difficile à gérer. Depuis que nous nous sommes mariés, Jennifer et moi, il m’est impossible d’éjaculer en elle. Le tout a commencé avant notre mariage, il y a quelques années. Elle est tombée accidentellement enceinte, nous étions encore jeunes, nous n’avions pas encore de plans de mariage… elle voulait continuer ses études, faire un Master à l’étranger…et a décidé donc d’avorter. Décision qu’elle a très mal assumée, les remords l’envahissant au quotidien. Au début, elle refusait tout contact sexuel et puis nous avons progressivement repris une sexualité régulière avec retrait. En plus du préservatif,  je me retirais avant d’éjaculer, et quelques fois je n’éjaculais même pas, sans que cela ne m’inquiète puisque je m’imaginais être en contrôle. Seulement, depuis notre nuit de noces, il y a plus d’un an maintenant, j’ai beau essayer de jouir en elle afin qu’on puisse fonder une famille, mais en vain. Cela crée beaucoup de tensions entre nous : elle m’accuse continuellement de saboter inconsciemment notre mariage, de la punir de l’accident, de ne plus l’aimer…J’ai cru d’abord que je souffrais d’une maladie quelconque, j’ai essayé avec une autre, lors d’un voyage d’affaires, et tout s’est passé comme sur des roulettes…J’ai éjaculé sans aucun problème dans le vagin de cette partenaire de passage…Jenny menace de divorcer si je ne règle pas le problème rapidement hors j’ai beau y mettre toute la bonne volonté du monde, mon corps refuse de s’exécuter… »

Un trouble aux facettes multiples

Les témoignages de Jihad et de Fouad illustrent très bien le fait que le problème de l’anéjaculation est bien plus complexe qu’une simple éjaculation rapide. En cela qu’il peut se manifester et se répercuter différemment selon les circonstances et la personnalité des sujets.

Ainsi, tel dans le cas de Jihad, l’anéjaculation peut être totale, si quel que soit le comportement sexuel, solitaire ou avec un partenaire, il n’y a ni éjaculation ni orgasme ; ou relationnelle, si l’homme peut avoir une éjaculation lorsqu’il est seul par masturbation et enfin coïtale ou vaginale, lorsqu’il s’avère que seul le rapport sexuel partagé proprement dit n’aboutit pas à l’éjaculation.

Ceci dit, comme pour beaucoup de troubles sexuels précédemment évoqué dans nos colonnes, l’éjaculation retardée ainsi que l’absence d’éjaculation peuvent constituer, comme pour Jihad, un trouble primaire dans l’histoire sexuelle de la personne concernée. On identifie alors le plus souvent certaines inhibitions de la personnalité, de fréquentes difficultés dans la communication, dans la perte du contrôle qui nous conduisent à démasquer des conflits plus profondément ancrés dans le psychisme de chacun. Il arrive également que la cause de ce trouble soit simplement éducative : l’homme parvient à l’orgasme et à l’éjaculation en solitaire mais par des moyens inusités (coups sur la verge, stimulation avec une pression très forte…). Pour ce dernier cas, « rééduquer son sexe » à d’autres façons d’éprouver le plaisir en couple est vivement recommandé.

Quand le trouble est secondaire comme chez Fouad (c’est-à-dire qu’il survient après une période de sexualité active sans difficulté d’éjaculation), on retrouve le plus souvent dans l’histoire du sujet une expérience personnelle source de difficulté. Ce stress ou « microtrauma » concernant en général la vie de couple (telle une infidélité ou une grossesse non désirée) marque l’inconscient de son empreinte et ne confine qu’à des solutions personnelles préventives ou punitives. Si l’on apure cet évènement traumatique et qu’on le dépasse avec ou sans l’aide d’un thérapeute de couple, la reprise des capacités éjaculatoires se fera alors progressivement, dans la confiance et la détente.

«Mon époux souffre d’un trouble panique depuis quelques années, se confie Mona 38 ans, et se retrouve dépendant de son antidépresseur. Il est vrai que depuis le début du traitement, ses angoisses se sont vivement calmées mais ses répercussions sur notre vie sexuelle sont catastrophiques. Depuis, les rapports sexuels sont une corvée pour moi tellement ils n’en finissent plus. Quant Nicolas jouissait en trente minutes, je me considérais comme une femme chanceuse, j’avais trouvé la perle rare qui m’emmenait au septième ciel. Or à la suite de ce maudit médicament, l’éjaculation n’arrive qu’après deux heures et demie de pénétration forcenée, un tube de lubrifiant et des douleurs et des courbatures partout. L’idée même de faire l’amour me provoque brûlures et douleurs…J’appréhendais tellement les rapports sexuels que mon désir pour lui s’est complètement éteint. Nicolas ne me comprend pas, il dit que je deviens frigide et que je ne le soutiens pas dans sa maladie. Je me sens piégée…Je l’aime mais me retrouve forcée à le rejeter… »

« Depuis mon opération pour un cancer de la prostate, je bande mais n’éjacule plus. Cela peut vous paraître bizarre, continue Issam 63 ans, mais malgré le plaisir que je ressens, je ne retire plus de satisfaction des rapports sexuels. Je me sens diminué, comme si j’avais perdu ma virilité. Comment assumer sa fonction quand on ne peut plus rien donner, quand le rapport n’aboutit à rien…Mon épouse pourtant, ne se plaint pas, elle pense que l’important est de préserver une intimité à deux…Mais moi j’ai l’impression d’avoir été privé à jamais d’une partie de moi-même. »

Une origine essentiellement psychogène

Les causes organiques de l’éjaculation retardée, comme dans les cas d’Issam et de Nicolas, sont en réalité assez rares. Elles sont généralement clairement identifiées. Un diabète, une affection neurologique, une sclérose en plaque, ou encore une lésion urologique après certaines interventions importantes de la prostate, des voies urinaires ou de la vessie, peuvent en constituer la cause. Pour les cas listés ci-dessus, on est –en principe- également en présence d’un trouble de l’érection. Ajoutons à cela l’effet parfois dévastateur de certains traitements médicamenteux. Ces causes organiques sont généralement très vite éliminées, surtout si les éjaculations nocturnes -ou par masturbation- sont toujours possibles.

Le vieillissement sexuel peut également être incriminé. En effet, la diminution de production et de sécrétion du sperme peut également engendrer une réduction progressive du volume de l’éjaculat jusqu’à son extinction dans les cas extrêmes. Ainsi, lors d’un assèchement évolutif et progressif de l’éjaculat accompagné d’une diminution des poils pubiens ou d’une gynécomastie (apparition de seins chez l’homme), un défaut d’androgènes ou un excès d’œstrogènes sont recherchés et corrigés s’il est encore possible de le faire.

Les causes psychogènes, quant à elles, et telles que présentées par Fouad et Jihad, sont de loin les plus fréquemment rencontrées. Dans une telle hypothèse, une difficulté éjaculatoire peut avoir pour source divers facteurs, parfois combinés (comme dans les cas d’anorgasmies chez la femme) : Une éducation stricte et rigide où le plaisir n’a que peu de place, une sphère familiale dans laquelle la religion tient une place démesurée; de habitudes masturbatoires inusitées ou rarissimes; de sentiments de peur, de dégoût ressentis et surtout de culpabilité vis-à-vis de l’éjaculation elle-même… Bref, la liste peut être longue… Certains hommes vont même jusqu’à confier à leur thérapeute peur d’être abandonnée ou la crainte de souiller la partenaire… Certains courants décryptent l’anéjaculation en l’expliquant par de la colère et de l’agressivité refoulées, les théories psychanalytiques par une peur de castration, une homosexualité latente ou patente. Une peur-panique de l’idée de procréation ou encore un désir insuffisant pour la partenaire dû à une incompatibilité sexuelle sont aussi fréquemment mis en cause. Il n’est pas rare de constater en outre que la plupart des hommes souffrant de cette affection présentent une personnalité rigide et compulsive, et redoutent l’orgasme en ce qu’ils l’assimilent à une perte de contrôle.

« Depuis six mois j’ai une relation avec un homme de 39 ans. Notre relation est bizarre…explique Randa, 29ans,  je sens et je sais qu’il se passe un truc assez fort entre nous…ceci dit il garde ses distances…(Il refuse que nous passions une nuit ensemble dans un hôtel par exemple …).Mais, ce qu’il y a surtout c’est que lorsque nous faisons l’amour, bien que ce soit très bon, cela est aussi super long et très fatiguant pour lui qui ne peut éjaculer qu’après s’être masturbé pendant de longues minutes (après un rapport d’une heure au cours duquel il est très actif). Du coup, je prends beaucoup de plaisir mais je ne peux pas jouir car sachant que lui “se l’interdit”, je n’arrive pas à me laisser aller totalement… Pendant qu’il se masturbe, il m’embrasse beaucoup et reste tendre, ceci dit cela m’agace, me rend triste et me met mal à l’aise de le voir faire autant d’effort pour éjaculer…je suis sure qu’il en souffre. Je souhaite que nous puissions jouir au cours de nos rapports… ce serait tout de même beaucoup plus agréable pour nous deux … »

Le retentissement sur le couple

L’absence d’éjaculation s’accompagne souvent d’une absence totale de plaisir. L’insatisfaction qui en est la conséquence directe conduit donc à détourner l’homme de sa partenaire, pour se rabattre sur des pratiques solitaires plus « efficaces ». A cela s’ajoute la peur de gêner la partenaire ou de lui imposer de longs efforts voués à l’échec. La spirale infernale est enclenchée, et l’homme, anticipant la catastrophe, se réfugie alors dans l’évitement de toute activité érotique en couple, ou dans la simulation de l’orgasme et de l’éjaculation, « pot aux roses » qui n’est découvert que quand le désir d’enfants devient une problématique centrale pour le couple.

Il est vrai qu’au sein d’un couple, la possibilité pour l’homme de retarder son éjaculation est plutôt vue comme un bienfait… Malheureusement, pour certains couples dont l’homme souffre d’éjaculation retardée, ce retard parfois convoité est plutôt vécu comme une malédiction… Physiquement, les gènes engendrées par de trop long rapports sont difficiles à gérer, et beaucoup de femmes, telles Mona et Randa s’en plaignent. D’autres, comme Jennifer, se résolvent à la rupture, leur désir d’enfant restant inassouvi. Ainsi, les attitudes des partenaires féminines varient selon leur désir d’enfant et leur implication dans la relation. Si certaines jugent cette anéjaculation sans importance, d’autres se remettent souvent en question du fait de leur incapacité à satisfaire l’autre en répondant à ses besoins.

De plus, l’absence ou le retard d’éjaculation crée un doute sur la santé physique et psychologique de l’anéjaculateur. Sa fidélité est en premier lieu mise en cause, avant que la question de sa fertilité (et donc de sa virilité) ne soit mise sur le tapis. L’éjaculation représente ainsi un indicateur de fertilité et de puissance sexuelle important pour la femme, et son absence est susceptible d’influencer sa décision d’engagement à long terme. Il est inutile de préciser que ces éléments sont absolument dissociables les uns des autres…

Mais il ne faut pas non plus omettre le fait que la partenaire de l’anéjaculateur se retrouve parfois dans une relation à l’autre sans repères, sans limites claires à la fin de chaque rencontre. Il est d’autant plus difficile pour elle de s’engager dans un acte dont elle anticipe le non-aboutissement sans le comprendre. Un acte dont la finalité se perd dans sa durée illimitée. Alors que faire ? Comment réagir ? Et surtout pourquoi ? En posant trop de questions de cette nature, on finit par nier à la sexualité son caractère spontané et parfois impulsif. Comment alors se laisser aller en présence de tant d’appréhension et d’incompréhension ? Se sentant coupable et exclue de l’expérience orgasmique de son conjoint, la femme s’exclura parfois peu à peu de l’intimité de son couple. Cette réaction n’est rien d’autre qu’un reflexe d’évitement, vis-à-vis d’une situation qu’elle vit comme un affront. De plus, l’éjaculation par masturbation ne pourrait être pour elle une solution envisageable à long terme sans l’exclure elle-même encore plus de l’équation sexuelle.

Tant de questionnements qui, non exprimés, peuvent radicalement faire dégénérer les choses… Ce manque de communication qui s’installe, ainsi que l’évitement de toute intimité vouée à l’échec alimentent à eux deux la fissure qui les éloigne l’un de l’autre…

« Mon ami a de la peine à éjaculer en moi. Paradoxalement, quand il s’agit de lui faire une gâterie orale, il arrive à se laisser aller. Remarquez, explique Laritta 28 ans, ça n’a pas marché tout de suite…Il est conscient qu’il a quelque chose à régler avec lui-même, et je n’ignore pas que je ne suis pas en cause de son problème. Au contraire je l’aide beaucoup car je ne le harcèle pas avec ça. Nous faisons l’amour assez souvent car nous  aimons nous donner l’un à l’autre, se faire plaisir, se faire du bien. Au tout  début, je culpabilisais beaucoup car je pensais que du fait de mon inexpérience, je ne lui donnais pas assez de plaisir… mais nous en avons énormément parlé, sans tabous, sans peurs, sans aucun reproche. Et ça avance! Il se lâche de plus en plus, doucement, gentiment. J’ai confiance en lui, je le lui montre, je le lui dis… Il a de plus en plus confiance en lui aussi. Je le laisse venir à son rythme et je sais qu’un jour il éjaculera en moi, qu’il fera tomber ses barrières et qu’il sera tout heureux (et moi aussi). Pour lui, c’est juste une question de lâcher prise. Sa psy l’aide beaucoup aussi, il a découvert certaines choses sur lui qui l’aident à se libérer. Beaucoup de barrières sont déjà tombées. Je lui dis souvent “tu as trouvé la porte, la clé, il ne reste plus qu’à ouvrir… mais c’est finalement la partie la plus difficile car tu ne sais pas ce qu’il y a derrière… Il n’y a que toi qui puisse savoir si tu as envie d’ouvrir la porte et surtout si tu es prêt à accepter ce qui s’y cache…”.

Les voies salvatrices

Si aucun des partenaires n’est affecté par ce retard ou cette absence éjaculatoire, il n’est pas nécessaire d’y remédier. Un symptôme sexuel se définit presque toujours par la souffrance qu’il cause dans le couple. Néanmoins, si la cause est organique, il convient évidemment de la traiter. Dans les cas de difficulté d’éjaculation d’origine psychogène, demander une aide psychothérapeutique (de préférence en couple) peut apporter beaucoup de réponses et d’éclaircissements. Ainsi, pourront être identifiés les circonstances réelles et fantasmatiques qui déclenchent une éjaculation afin de déterminer ensuite, si possible, ce qui constitue un obstacle à l’éjaculation. Les thérapies comportementales de couple facilitent la résolution du trouble sexuel. Leur finalité consiste à désensibiliser progressivement l’anxiété ou l’inhibition vécue par le partenaire masculin, et ce par des approches comportementales progressives de la situation sexuelle de pénétration: le couple pourra débuter par la masturbation individuelle et la jouissance aux cotés de la partenaire sans pénétration. Une fois cette étape franchie, pourra suivre alors une phase plus directe, avec un rapprochement du vagin et une éjaculation face à la partenaire, pour ensuite arriver à une masturbation couplée à la jouissance finale en pénétrant la partenaire. L’étape ultime consistant alors en une alternance de caresses sexuelles et de pénétration vaginale jusqu’à l’éjaculation intra-coïtale. Il est évidemment essentiel, comme pour le cas de Larrita, de dédramatiser la situation, d’analyser les obstacles au fur et à mesure et de rétablir la communication et l’échange. Cependant, du fait des problématiques psychologiques profondément ancrées, un travail analytique plus approfondi s’avère souvent nécessaire afin que l’anéjaculateur réussisse à contrôler ce qu’il associe inconsciemment à l’éjaculation : le refus du don, les risques de donner ou de se laisser aller, la peur d’être « dévoré » etc…

En résumé, comme l’exprime bien Larrita, c’est sur la perte de contrôle qu’il convient de concentrer ses efforts. Les personnes souffrant d’anéjaculation ont le plus souvent perdu de vue l’aspect ludique de la sexualité, et restaurer cet esprit de jeu est alors essentiel. Tenter d’évacuer son agressivité est également un aspect important, car cela constitue un préalable essentiel à la « remise en route » des fantasmes érotiques, trop longtemps neutralisés par les obsessions et la culpabilité évoquées. Finalement, rechercher une peur et une anxiété liées à l’éjaculation vaginale est essentiel à la résolution du trouble.

Il ne faut donc pas hésiter à consulter, de demander de l’aide en cas de souffrance liée à la situation. Dans le cas contraire, on ne se lassera pas de répéter que la voie royale de la résolution des difficultés sexuelles est la communication… Donc, parlez !! C’est l’un des meilleurs remèdes !

Dr. Sandrine Atallah

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